dimanche 27 juillet 2014

Exposition - La mode aux courses - Château Borély

Cela faisait un bon moment que je n'avais plus présenté d'expositions sur ce blog. Aujourd'hui, pour la première fois, je vais en évoquer une hors de Paris. Certains passent peut-être leurs vacances dans le sud de la France, si à l'occasion vous passez par Marseille alors je vous conseille une visite du parc et du château Borély, lieux emblématiques de la cité phocéenne où les Marseillais apprécient se promener avec leurs enfants et aussi courir ou jouer à la pétanque. Peut-être même aurez-vous l'occasion de découvrir cette exposition ayant pour thème la mode lors des courses de chevaux. Le château Borély jouxte en effet un magnifique hippodrome ayant vue sur la mer Méditerranée.
Affiche de l'exposition.

Borély, un château, un musée et un parc au sud de Marseille.

Le château Borély est à l'origine une bastide servant de résidence secondaire aux Borély, une riche famille de négociants marseillais. Construite au XVIIIème siècle, elle est entourée d'un jardin à la française, d'un hippodrome et donne sur la mer. Lorsque les Borély s'y installent, la bastide se situe encore en pleine campagne, le parc y sera aménagé au XIXème siècle. Le château en lui-même vient tout juste d'être rénové, le Musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode s'y est installé en 2013. Depuis le XIXème siècle, le château appartient à la ville de Marseille. Durant de nombreuses années, il abritait le Musée archéologique.
La fontaine aux oiseaux. Le parc permet de s'allonger à l'ombre ou de se promener en barque. La fraîcheur de l'eau, les allées ombragées et les rayons du soleil sont très agréables.
Le château, une façade simple presque austère mais voulue ainsi par les Borély.
Cour intérieure du château.
Les pièces du château situées au rez-de-chaussée avaient un rôle de réception. En revanche, celles à l'étage constituaient les appartements privés. La collection permanente est de toute beauté et vaut le coup d’œil, la rénovation s'avère être une belle réussite : elle mêle une reconstitution d'époque et des œuvres d'art contemporain.
La salle à manger.
Oeuvre contemporaine, ce lustre est composé de carafes de formes diverses suspendues par des fils de couleur.
La chapelle au sein du château, seul endroit où la famille et les domestiques se retrouvaient véritablement. Sinon les domestiques n'empruntaient pas les mêmes couloirs et ne vivaient pas dans les mêmes pièces évidemment.
Autre exemple de rénovation : ici une chambre, on reconnaîtra les tomettes typiquement provençales, les trois sculptures sur la cheminée sont contemporaines, elles se fondent bien dans le décor.
Une remarquable collection de céramiques, les couleurs sont bien mises en valeur par l'éclairage ainsi que par la blancheur du mur.
Quelques pièces évoquent plus particulièrement la période art déco.
En bref, de la faïence, du mobilier, de belles chambres, des costumes aussi et des flacons de parfum... La collection permanente vaut le détour. Mais l'objet de ce billet est surtout d'évoquer l'exposition temporaire qui se déroule au château jusqu'au 12 octobre 2014.

Présentation générale.

Le musée propose de présenter des vêtements portés lors des courses à l'hippodrome de Borély. En réalité, les modèles que l'on découvre n'ont pas vraiment été portés à Borély même. Néanmoins, ils témoignent de l'évolution de la mode de l'époque, des costumes qui pouvaient servir l'après-midi. Des photographies permettent de faire revivre la mode à l'hippodrome marseillais, plus précisément. 

Allant de la décennie 1850, donc de l'ouverture de l'hippodrome, jusque vers 1960, l'exposition couvre une période faste dans l'histoire du costume tant les changements sont nombreux et caractéristiques. Pourquoi ne va-t-elle pas au-delà de 1960 ? Se montrer dans les plus belles toilettes afin d'afficher sa réussite sociale n'aura plus tant d'importance des sixties jusqu'à aujourd'hui, du moins dans le cadre des courses hippiques. De même que nous nous habillons avec soin pour aller voir un opéra, il n'est plus question aujourd'hui de dépenser une fortune pour entendre du Verdi en se vêtant de dentelles et de soieries. L'avènement du prêt-à-porter explique aussi ce déclin. Car c'est bien ce que l'on retiendra de cette exposition, on ne vient pas aux courses pour voir mais plutôt pour se faire voir.  L'hippodrome est donc bien une sorte de défilé en plein-air, l'occasion d'afficher sa réussite sociale, les femmes ayant (surtout au XIXème siècle) le rôle de faire-valoir, illustrant par leurs vêtements la richesse du mari.

Pour faire revivre ce rendez-vous mondain, l'exposition présente de nombreuses tenues, féminines, à l'exception d'une. Les hommes font preuve d'une plus grande austérité dans leur mise, leurs tenues sont moins conservées. On trouve là une illustration de ce que Flügel nomme la Grande Renonciation masculine. Des accessoires tous très étonnants sont aussi visibles ainsi que des magazines d'époque et des photographies. Revenons un instant sur les costumes, ils appartiennent en grande majorité à la Fondation Alexandre Vassiliev, quelques-uns à la Maison Chanel ou au fonds du Musée de la Mode de Marseille. Je vous propose un aperçu de quelques modèles et de la scénographie.

Une évolution de la mode de 1850 à 1950.

Trois robes de la période du Second Empire, années 1860, sont présentées à l'entrée de l'exposition. La partie jupe forme un cercle, c'est l'époque de la crinoline, un jupon rigidifié grâce au crin de cheval ou à une cage métallique. Ces robes sont souvent de couleurs unies, la teinture reste légère car non industrielle puisqu'elle est obtenue naturellement. Ces modèles sont frappants pour trois raisons : tout d'abord l'étroitesse de la taille, en particulier celle dans les tons jaune pâle, due au corset ; ensuite, on remarquera la petite taille des femmes de l'époque, 1m50 environ ; et enfin, l'ampleur de la robe ne facilitait pas les mouvements, ni les déplacements des femmes. Deux de ces robes sont des œuvres de Worth et Boberg.
On avance dans le temps pour arriver vers la décennie 1870, la couleur mauve de cette robe de taffetas montre l'émergence de la teinture artificielle, les coloris sont plus profonds et plus variés. La crinoline a disparu, elle laisse place à la tournure associée au pouf, le "faux-cul", la jupe est donc resserrée  devant et projetée à l'arrière. Le tout donne la fameuse silhouette en S. Pas de décolleté, des gants et une ombrelle sont de rigueur. Il n'est pas question de prendre le soleil, ce sont les femmes du peuple qui ont la peau bronzée. En arrière-plan, on reconnaît les tribunes de l'hippodrome de Borély.
Des accessoires associés aux courses, à gauche des broches porte-bonheur, des lorgnettes, des jumelles. Regardait-on vraiment les courses de chevaux avec ou les femmes observaient-elles les toilettes des autres dames ?
Poudriers en bakélite, un ancêtre du plastique en quelque sorte.
Un peigne et une paire de chaussures. Encore une fois, la taille de ces souliers prouve qu'il serait impossible de porter vêtements et chaussures d'époque tant le corps des femmes a changé depuis. Ceux-ci semblent si étroits qu'il est difficile d'imaginer comment ils ont pu être portés.
Robes de la décennie 1910, le corset tend à disparaître, la silhouette se fait plus droite et l'influence orientale est forte. C'est la période Paquin et Poiret. Le chapeau sur la photo montre toute l'extravagance dont les femmes étaient capables, les plumes sont l'ornement préféré pour ces couvre-chefs. En arrière-plan, la femme photographiée porte un petit sac à main de type réticule, ils sont souvent faits avec de la soie et des perles. Vous pourrez en voir dans l'exposition, ils sont adorables et beaucoup ont été réalisés par les dames elles-mêmes.
En matière d'exubérance, on fera rarement mieux : oui, vous avez bien sous les yeux un sublime chapeau orné d'une mouette empaillée...
Joli ensemble noir, brodé de fleurs en laine et des chapeaux cloches. C'est bien la mode des années 20. Après la première guerre mondiale, les jupes des femmes raccourcissent, la taille descend au niveau des hanches, le tout se simplifie, c'est l'apogée du look garçonne. En effet, la guerre a permis aux femmes de s'émanciper sur de nombreux plans et en particulier en matière de mode. Finies les tenues contraignantes pour les mouvements et les activités, ces tenues n'empêchent pas les femmes de bouger et de travailler. Le pantalon, en revanche, est encore mal perçu. Il fallait un permis de travestissement pour en porter un. Ce n'est que l'année dernière que le décret interdisant aux femmes de porter le pantalon a été abrogé.
Autre curiosité de l'exposition, ce manteau en peau de singe (orang-outan). Cette tenue est datée des années 30. Sa simplicité est trompeuse car les motifs de couleur sont assez originaux et font penser au travail des surréalistes et notamment d'Elsa Schiaparelli. Le noir devient très à la mode durant ces années. Beaucoup de femmes portent le deuil d'un homme dans leur famille suite à la guerre, elles sont aussi influencées par le look des actrices au cinéma (encore en noir et blanc). La fourrure se porte même en été sur l'hippodrome, elle est signe de richesse et à cette époque le vêtement continue de témoigner du statut social de la personne.
Ces trois modèles sont les vedettes de l'exposition, ce sont des créations de Chanel. La Maison Chanel prêtant rarement ses créations, il s'agit en quelque sorte d'une exclusivité. Ces tenues font preuve d'un modernisme incroyable. Elles datent des années 20/30 mais on pourrait encore les porter aujourd'hui. La cape rouge est faite de plumes de cygne - sublime...
Les coutures sur le tailleur rouge sont assez originales.
Ces deux tenues témoignent de la mode durant la seconde guerre mondiale, une mode simple avec des matériaux  simples - rationnement oblige. La robe blanche a été réalisée dans une nappe. Les femmes faisaient preuve d'une grande inventivité en créant des tenues ravissantes avec ce qu'elles trouvaient dans leur quotidien.
Ces trois robes illustrent la mode des années 1950 et clôturent l'exposition, ce sont des créations de la maison Dior. On remarquera la taille très cintrée, la jupe en corolle et les motifs floraux très féminins.
Yves Saint-Laurent a réalisé cette robe noire alors qu'il travaillait encore à la Maison Dior. Les courses hippiques serviront d'écrin à la haute couture. Les couturiers enverront des mannequins défiler à l'hippodrome. 
Une partie de l'exposition est consacrée à des photographies et des coupures de magazines de mode. 

La mode aux courses est une exposition à voir, comptez deux bonnes heures pour prendre le temps de tout regarder et n'hésitez pas à faire une visite commentée, vous apprendrez plein de choses sur le lieu comme sur le thème ici présenté. Pour approfondir le sujet, concernant l'hippodrome de Longchamps, notamment, je vous conseille le dossier photographique de Paris en images. Vous prendrez alors toute la mesure des excentricités que s'autorisaient les femmes lors des courses, en particulier en terme de chapeaux.
1912, femmes élégantes à l'hippodrome de Longchamps, photographie de Maurice-Louis Branger. Cliquez ici pour découvrir l'origine de cette photographie et une riche collection de photographies sur le thème de la mode aux courses.
Les photographies de ce billet, à l'exception de la dernière et de l'affiche, ont été réalisées par moi-même. Je remercie d'ailleurs le Musée de permettre la prise de photographies (sans flash bien sûr) lors de la visite, c'est rarement le cas lors des expositions.
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vendredi 25 juillet 2014

Une sortie au musée #3

Au fil de mes recherches sur internet et surtout dans les collections en ligne des musées, je découvre régulièrement des pièces étonnantes. C'est pourquoi je souhaitais faire part de ces petits trésors insolites dans de courts billets postés régulièrement ici.

Photographie issue du site suivant : lien

De quoi s'agit-il ?
Cette sandale est surnommée "Les Quatre Grands", on y reconnaît en effet les drapeaux des quatre Alliés, les principaux pays vainqueurs de la seconde guerre mondiale. La semelle compensée est en bois et recouverte d'une matière synthétique. La peau est teintée en bleu.

Qu'est-ce que ça raconte ?
Visible au Musée du Général Leclerc et de la Libération de Paris lors d'une exposition intitulée Accessoires et objets, témoignages de vies de femmes à Paris entre 1940 et 1944, cette chaussure symbolise la joie de la victoire. Ainsi, on reconnaîtra les drapeaux des Etats-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de la Chine (on peut s'étonner de l'absence de l'URSS), les quatre grands pays qui ont vaincus Hitler et le IIIème Reich à l'issue de la seconde guerre mondiale. Rappelons que jusque 1944, la France a été occupée par les troupes allemandes, Paris durant quatre années précisément (on fête en 2014 les 70 ans de sa Libération). Cette sandale a donc comme objectif de célébrer la victoire des Alliés et la Libération de la France. Les Parisiens ne pouvaient plus afficher des drapeaux français lors de l'Occupation, désormais, ils s'en donnent à cœur joie et les drapeaux pullulent sur des supports variés.
La libération de Paris le 25 août 1944 sur le parvis de Notre-Dame - crédits : Gaston-Paris / Roger-Viollet

C'est de qui ?
Cette sandale est attribuée à Camillo Di Mauro. Voici ce que j'ai pu trouvé à son sujet. C'était un bottier d'origine sicilienne, installé en France en 1939 sur le Faubourg Saint-Honoré, il réalisait des chaussures de luxe, du sur-mesure, du fait-main. On le surnommait le "Michel-Ange de la chaussure". Fugain, Dalida, Sheila, Vartan sont venus chez lui, trouver chaussure à leur pied. Difficile pour autant de dénicher plus d'informations.

De quand ça date ?
Datée de 1944, elle correspond à l'année pendant laquelle la France s'est progressivement libérée de l'occupation allemande suite aux débarquements en Normandie et en Provence puis à la libération de Paris le 25 août 1944.

D'où ça vient ?
Fabriquée à Paris, elle est actuellement conservée au Musée Galliera. 

jeudi 17 juillet 2014

Le propre et le sale [Georges Vigarello] 1985

Je suis une adepte des écrits de Georges Vigarello : toujours aussi distrayants, abordables et surtout d'une grande finesse intellectuelle. J'aime quand les historiens parviennent à nous plonger dans les mentalités d'autrefois, nous obligeant à délaisser notre regard forcément trop subjectif car marqué par notre époque. Ce livre vient de connaître plusieurs rééditions ces derniers temps. Les passionnés de l'histoire du costume pourront y trouver une matière intéressante, voici pourquoi.
Livre réédité aux Editions du Seuil, collection Points Histoire. L'ouvrage existe aussi en beau-livre, avec des illustrations sur papier glacé 
Le livre de Georges Vigarello entreprend une histoire de la propreté et donc de son contraire, le sale, du Moyen-âge jusqu'au début du XXème siècle à peu près. L'auteur ne traite pas des dernières décennies sans doute car la notion de propreté qui émerge au tournant du XIXème et du XXème siècle est en réalité très proche de la nôtre. Partons d'un constat de base, aujourd'hui être propre c'est en quelque sorte, une douche chaque jour ou tous les deux jours, des vêtements lavés, une bouche impec avec une haleine irréprochable, des mains savonnées plusieurs fois par jour. Alors si on vous dit que Louis XIV ne prit que trois ou quatre bains dans son existence, vous criez d'horreur ! On garde en effet du Moyen-âge et de l'époque moderne une image négative : les gens sentaient mauvais, ils étaient sales. En réalité, ce n'est pas une image fausse, sauf que cette conclusion est totalement subjective et faite à partir de nos critères de propreté contemporains. Vigarello nous montre dans son ouvrage que ce n'était pas ça la propreté à l'époque moderne. 
Le Moyen-âge est donc passé rapidement, on en retiendra la fermeture des bains publics. La collectivité et la menace de la peste conduisent à leur disparition vers le XIVème siècle. On attribue à l'eau le pouvoir malsain de diluer les pores de la peau permettant ainsi aux maladies de pénétrer les corps. C'est cette conception qui éloignent les peuples de l'eau, celle-ci est répulsive, on s'en méfie, on l'évite au possible. Dans ce cas, que signifie être propre si on ne fait pas de bain ? Aux alentours du XVIIème siècle, c'est le règne de la toilette sèche, on se passe un tissu sur le visage, on se nettoie vaguement les mains et basta. Inutile d'aller nettoyer les parties du corps que l'on ne montre pas. Comme l'explique Georges Vigarello : le vêtement nettoie. Après un effort physique, on ne se lave pas à l'eau comme on le ferait aujourd'hui, on se change et le linge tout propre lave le corps, on est donc considéré comme propre.
C'est là, la thèse central de ce livre que l'historien développe sur plusieurs pages. Peu à peu, l'homme semble se réapproprier l'eau essentiellement froide (bain dans les rivières, par exemple) car elle est réputée raffermir le corps. Dans le dernier quart du XVIIIème siècle, la vision de la propreté évolue. Le bain fait son retour mais dans un but plutôt thérapeutique ou divertissant. On ne se baigne pas encore par désir hygiénique. Il faut attendre le XIXème siècle et les découvertes de Pasteur pour que véritablement le bain devienne nécessaire pour parvenir à la propreté, au sens où nous l'entendons. L'hygiène devient alors une préoccupation capitale, on commence à enseigner aux enfants à l'école comment on se nettoie, on assainit les rues des villes...
Toutes ces idées, Georges Vigarello les développe dans ce livre avec des exemples variés et tous intéressants. Il passe beaucoup de temps à approfondir son propos afin qu'il soit le plus clair possible, ce qui facilite la lecture mais peu aussi la rendre monotone au goût de certains. On regrettera aussi que la propreté plus populaire et campagnarde soit si peu abordée, les exemples touchant surtout les catégories sociales les plus aisées et vivant dans la capitale. Mais il n'est pas possible de tout traiter dans un livre et l'historien ne fait ici que lancer un sujet que nombre d'étudiants pourront ensuite approfondir par leurs recherches. J'ai apprécié que les sources littéraires côtoient les sources historiques. Vigarello cite Zola, utilise des romans de l'époque et nous fait voir ces petits détails que nous n'avions pas remarqué sur tel personnage qui se lave, etc. Ce livre n'intéressera peut-être pas tout le monde mais je le conseille à ceux qui souhaiteraient découvrir un ouvrage sur un aspect du quotidien des siècles passés. Je le conseille aussi à ceux qui sont passionnés d'histoire et veulent lire un texte de référence en matière d'histoire des mentalités et d'histoire du corps. Je le conseille enfin à ceux qui veulent en savoir plus sur l'histoire du costume, Le propre et le sale montre que le vêtement n'est pas juste un marqueur social, une pièce artistique ou un enjeu politique, il joue un rôle hygiénique que l'on ignore souvent, bien qu'en y réfléchissant il apparaisse évident.
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